| Positions |
 |
 |
|
 |
Publié le 05.02.2010
La solidarité entre les générations
Jacques Neirynck, Conseiller national (VD)
La pension ne constitue pas un souci durant les premières années d'une
carrière. Ce n'est que durant la seconde moitié, une fois les enfants
envolés, que l'on se soucie de ce dont on disposera en prenant sa
retraite. On peut se constituer si possible une pension à trois
piliers, mais celle-ci n'est vraiment assurée que par la solidarité
entre les générations. Cela est évident pour la pension par répartition
qui constitue le premier pilier, alimentée par les seules cotisations
des actifs.
Mais c'est tout aussi vrai pour les deuxième et troisième piliers, même si ceux-ci correspondent à un capital épargné durant la vie active. Si ces capitaux sont érodés par l'inflation ou encore si une crise économique entame les placements de façon drastique, les deux derniers piliers ne peuvent plus remplir leur rôle et peuvent être réduit à néant dans des circonstances particulièrement exceptionnelles, qui se sont cependant produites durant le siècle dernier.
Le retraité n'a pas d'autre ressources que celles assurées par ces différents mécanismes de pension. Il a donc tendance à faire preuve de prudence dans la gestion de ceux-ci. Il ne court pas de risques sur son troisième pilier en exigeant un rendement démesuré qui se paie par des risques accrus, y compris celui d'une perte totale comme on vient de le constater durant la crise de 2008. Il attend la même mesure dans la gestion collective du second pilier. Il ne faut ni surestimer les rendements que l'on peut raisonnablement attendre, ni sous estimer la durée de la survie. D'autant plus que celle-ci ne fera que croître durant les décennies à venir. On ne sera donc jamais assez prudent pour estimer ces deux variables.
Il reste à évoquer une troisième variable qui n'a jamais été mentionnée dans cette campagne. C'est la possibilité de travailler au-delà de l'âge de la retraite fixé arbitrairement à 65 ans. Une espérance de vie accrue signifie aussi une santé qui se prolonge plus longtemps. Si les enfants qui naissent maintenant auront une espérance de vie qui se situera au-delà de 90 ans, on ne pourra pas perpétuer le système actuel, sans baisser continuellement le montant réel des pensions. Il y a donc un message implicite dans cette campagne : travailler plus longtemps, pour bénéficier d'une meilleure pension.
Contacts: Jacques Neirynck
|
|
 |
| Chercher |
 |
|
|
| Liens |
 |
|
|
|
|
|
|
|