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Communiqué
07.02.13

L'article constitutionelle sur la famille : polémique et chiffres erronés

Les adversaires de l’article constitutionnel sur la famille sont déchaînés : ils diffusent des images d’enfants qui pleurent derrière des barreaux. Dommage que ce soient les familles suisses qui fassent les frais de cette fureur. Une réplique.

Les adversaires de l’article constitutionnel sur la famille prétendent qu’avec l’adoption de ce dernier, tous les enfants seront placés dans des structures d’accueil. Chaque enfant sans exception serait placé dans une structure d’accueil indifféremment du souhait de sa famille.

Faux ! L’article constitutionnel sur la famille contraint la Confédération et les cantons à encourager les mesures permettant de concilier famille et activité lucrative ou formation. Il n’impose toutefois ni de faire garder son enfant, ni ne lui garantira-t-il une place dans une crèche. Chacun dans ce pays reste libre d’organiser la garde de son enfant comme il le souhaite. Le modèle familial traditionnel n’est pas remis en question. Aucune contrainte n’est imposée à qui que ce soit. Il s’agit en l’occurrence d’avoir la liberté de choisir. Accorder aux familles la liberté de choisir signifie créer des conditions-cadres qui le leur permettent.

Les adversaires parlent d’enfants de l’Etat créés par l’article constitutionnel sur la famille.

Faux ! Comme auparavant, la création de places d’accueil dans des crèches, des écoles à horaire continu, des garderies ou des cantines incombera aux communes, aux organismes privés et aux employeurs. En Suisse alémanique, 90 % des structures d’accueil sont privées. Cela ne changera pas. Les crèches publiques et les structures d’accueil ne sont pas non plus des centres d’éducation étatiques. Ce sont des exemples du communisme, lorsque les enfants recevaient un endoctrinement socialiste dans les crèches et les structures d’accueil. Quiconque s’oppose à une « éducation étatique » devrait également s’opposer aux écoles publiques.

En évoquant un étoffement effréné des prestations sociales, les adversaires cherchent à peindre le diable sur la muraille.

Faux ! Avant que la Confédération n’intervienne par des mesures permettant de mieux concilier famille et travail ou avant de donner des directives aux cantons, le Conseil national et le Conseil des Etats – notons que le Parlement se compose à 70 % du centre et de la droite – doivent régler les détails dans une loi fédérale. Une procédure contre laquelle un référendum peut bien évidemment être saisi. On ne peut donc pas parler d’« effréné ». Dans le cas d’un référendum, le peuple a toujours le dernier mot.

Les adversaires évoquent des coûts exorbitants : d’abord 5 milliards de francs puis soudainement 12 milliards.

Ce qui est vrai, c’est qu’il n’est tout simplement pas sérieux de se contenter de multiplier le nombre d’enfants en Suisse avec les coûts fictifs d’une place de crèche. Une partie des enfants seront toujours gardés de manière traditionnelle ; ceux-là n’ont aucun besoin d’une place en crèche. Ces chiffres omettent par ailleurs à dessein que 40 % des enfants disposent déjà d’une place en crèche et n’engendrent donc pas de frais supplémentaires. En outre, il est incorrect d’inclure la part des coûts portés par les parents eux-mêmes (des places partiellement ou non subventionnées) dans les coûts consécutifs portés par les pouvoirs publics, une part qui peut comporter 40 % à 55 %. D’ailleurs : une place en crèche est toujours occupée par un minimum de deux enfants, car en moyenne les enfants ne sont accueillis que 2 à 3 jours par semaine. S’y ajoute que tous les enfants n’ont pas besoin d’aller à la crèche, certains requièrent une garderie, une cantine ou école à journée continue ; des structures d’accueil qui coûtent nettement moins cher et qui ont d’ores et déjà été mises en place dans de nombreux cantons, dans le cadre d’HarmoS.

Les adversaires de l’article constitutionnel sur la famille prétendent que ce dernier permet à l’Etat de s’immiscer dans notre vie privée.

Faux ! En Suisse, la famille est une affaire privée. Le nouvel article constitutionnel sur la famille ne permet pas à l’Etat d’intervenir dans la sphère privée ; il permet aux parents de régler leurs affaires privées en famille, car ils ont la liberté de choisir le modèle familial qu’ils désirent.

Les adversaires prétendent que l’article constitutionnel sur la famille tue le modèle familial traditionnel.

Faux ! Le modèle traditionnel à un seul revenu ne représente plus que 27 % des familles. Toutes les autres familles concilient déjà leur vie familiale et professionnelle. Les besoins des familles ont fortement changé durant les dernières décennies. Pour de nombreuses familles, la conciliation n’est pas un souhait, c’est une nécessité. Dans beaucoup de familles, les deux parents sont obligés de travailler pour des raisons financières. L’article constitutionnel sur la famille n’empêche personne qui le souhaite de vivre selon le modèle familial traditionnel. L’article constitutionnel sur la famille n’a pas pour but de condamner un modèle en faveur d’un autre. L’objectif de l’article constitutionnel sur la famille est de donner la liberté de choisir.

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Marianne Binder
Resp. de la communication du PDC suisse
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PDC suisse
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Votations


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Stand: 23. April 2014 12:17:20 PM